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 Le temps n'est rien lorsqu'on aime [PV Maggie]

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Date d'inscription : 27/09/2011
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MessageSujet: Le temps n'est rien lorsqu'on aime [PV Maggie]   Jeu 29 Sep - 4:03

Abigail & Maggie ♥
« Jamais je n'ai pu t'oublier, toi non plus, fort heureusement »


On pouvait autant dire qu’il s’agissait d’une catastrophe. Ketty tamponna le front de sa maîtresse avec un linge humide, alors qu’aux commandes de la berline, Arthur menait grand train. Tous deux ne savait pas ce qu’il adviendrait de leur maîtresse. Orgueilleuse, elle n’avait rien dit de toute la traversée, même si ses serviteurs savaient très bien qu’elle avait été malade et fiévreuse tout ce temps. L’arrivée à New-York et un certain événement dont elle ne voulait pas parler avaient manifestement fini d’achever la jeune femme. Évanouie dans la voiture, elle ne respirait que difficilement, raison pour laquelle Ketty avait délacé son corsage trop serré. On leur avait annoncé un village près. Saint-Elmo était son nom et leur destination. Ketty, inquiète, houspillait Arthur, qui faisait tout son possible pour mener les chevaux au galop.

Arrivés, ils se renseignèrent rapidement sur l’endroit du cabinet du docteur. Arthur arrêta les chevaux au milieu de la rue, sauta de son banc et alla ouvrir la porte. Alors que Ketty amenait les effets précieux de sa maîtresse, l’écuyer prit Abigail dans ses bras et la mena à l’intérieur. La vision de cette femme inconsciente causa une grande commotion dans le bureau et on amena la jeune veuve sur la table de lit de convalescence immédiatement…

La jeune femme se préparait avec grande hâte pour aller au bal du maire de New-York. Au moment même, où elle allait nouer un long ruban dans ses cheveux, Sean entra dans la pièce. Se détournant de la glace où elle observait son magnifique reflet, Violette lui sourit. Son amant fut sur elle en deux enjambées. Immédiatement, il se mit à l'embrasser. La demoiselle ne pouvait résister à ses impérieux baisers. Sean lui enleva même le ruban des mains, le laissant glisser à leurs pieds. Violette avait l’impression de perdre pied avec la réalité, chaque baiser de Sean, chacun de ses souffles contre sa peau, l’éloignaient un peu plus de tout ce qui les entourait ...

Elle sentait dans sa poitrine son cœur qui battait à tout rompre. Et alors qu’elle sentait le regard empli de désir de Sean sur elle...

Il lui semblait qu’elle n’avait jamais été aussi proche de lui.
Violette se rendit alors compte qu’elle voulait Sean.
Elle voulait partager sa peine et sa souffrance.
Elle voulait ne faire plus qu’un avec lui.
Elle voulait se donner à lui...

Violette recula d’un pas et se tourna vers Sean. Puis lentement, elle fit glisser les pans de la robe qu’elle était en train de revêtir, qui alla rejoindre le ruban, qui avait retenu ses cheveux, au sol. En sous-vêtements, sans se soucier du regard lubrique, mais amoureux de son amant sur son corps de Grâce, elle s’approcha de nouveau de lui et noua ses bras autour de son cou... Et elle l’embrassa. D’abord timidement puis plus fougueusement, mêlant sa salive à celle du jeune homme, retrouvant ainsi le souvenir de son goût et de son odeur légèrement citronnée...

- Violette ... La réception, nous allons être en retard ...

- Je me fiche de ce que pourront bien penser les autres. Maintenant il n’y a que vous et personne d’autre ... Aimez-moi, Sean, aimez-moi...

Sean sentait son désir s’accroître au fur et à mesure qu’il découvrait un peu plus chaque parcelle de peau de Violette. Ils s’étaient relancés dans une nouvelle bataille de baiser tandis qu’il sentait Violette le déshabiller.

Ils reculèrent tous les deux et allèrent choir sur le lit de la jeune femme. Violette se retrouva en dessous de Sean et il en profita pour la contempler. Ses longs cheveux dorés étaient éparpillés sur les draps blancs, et elle avait le rose aux joues, les lèvres gonflées par le désir et le regard légèrement éperdu ... Elle était magnifique...

- Sean... Sean ...

Il l’embrassa.

- Vous avez l’air d’un ange, Violette ...

Elle lui sourit légèrement, toujours aussi gênée qu’il la complimente. C’était comme être complimentée par Dieu.

- Alors déchoyez-moi, lui répondit-elle. Amenez-moi en enfer, si cela vous plaît.

Elle caressa son torse au travers de sa chemise, se permettant ainsi à poursuivre sa douce torture. Ses mains parcoururent les bras du jeune homme, descendant en suite jusqu’à son bas ventre. Elle saisit entre ses mains sa colonne de chair passablement dressée. Sean serra les dents sous le plaisir qu’elle lui infligeait. Il acheva de se déshabiller et s’attela à en faire de même avec Violette. Il détacha avec des gestes pressés son corset, et caressa la poitrine de la jeune fille, sentant les pointes durcirent sous ses paumes de mains. De temps en temps, Violette laissait échapper un léger soupir de contentement, ce qui ne manquait pas de faire sourire Sean.

Il laissa errer sa bouche sur le corps blanc de la jeune femme, sur son cou, entre ses seins, jusqu’à son bas-ventre... Instinctivement, Violette redressa l’une de ses jambes et la posa sur l’épaule de Sean, adoptant ainsi une position qu’aucun d’eux n’aurait jamais osé imaginer... Sean plongea au cœur de Violette, goûtant son suc et s’enivrant de son odeur...

Violette se cambra lorsqu’elle sentit la langue de Sean contre son intimité. D’abord inquiète, elle se redressa observant ce qu’il faisait, puis elle se rallongea, submergée par le plaisir qui déferlait sur elle par vague successive.

- Sean…murmura-t-elle, à demi-consciente.

Puis ce fut le paradis ; pendant un instant tout devint flou autour d’elle et ses oreilles bourdonnèrent, tandis qu’elle perdait pied avec la réalité.

-Violette?

La voix grave de Sean lui parvint, la ramenant vers son existence de mortelle.


Pourtant, cette voix se mêla avec une autre. La jeune femme ouvrit les yeux, ensommeillée, ne comprenant rien à la présente situation.

-Madame?

Elle faisait face à sa soubrette. La tête lui tournait affreusement, elle tourna le regard. Fiévreuse, elle retomba dans l’inconscience.

-Elle délire, docteur ! Il faut faire quelque chose ! Elle marmonne sans arrêt des mots qui n’ont aucun sens, supplia presque Kitty au docteur.

-Laissez-moi récupérer quelques objets dans mon cabinet, répondit le médecin en quittant le cabinet.

-Non, non, ne pars pas. Restes, marmonna Abigail pendant ce temps.

Ketty se mordit les lèvres d’inquiétude en replaçant une nouvelle serviette d’eau tiède sur le front de sa maîtresse. Il ne fallait point qu’elle meure !
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MessageSujet: Re: Le temps n'est rien lorsqu'on aime [PV Maggie]   Sam 1 Oct - 0:52



J'ai pas pris les plus grosses, mais celles-là je n'ai pas résister elles étaient trop belles.

_Miss Howard, en quoi puis-je vous aider ? fit la vendeuse, tout sourire.

Maggie, comme à son habitude depuis quelques semaines, passait beaucoup de temps à regarder, détailler, toucher et imaginer les nombreux tissus mis en vente. L'épicerie de la ville en avait enfin commandé quelques nouvelles pièces, soit-disant importées d'Europe mais plus probablement fabriquées dans le coin. La jeune femme s'en était acheté un la semaine passée, qu'elle avait commencé à découper pour se faire une nouvelle parure, portable seulement pour un bal ou un évènement particulier. Elle avait jeté son dévolu sur une pièce rouge particulièrement attirante, et surtout assez originale par rapport aux couleurs habituellement portées par la jeune femme. Elle n'avait donc pas résisté et avait acheté le tissu. En soit, ce n'était pas un acte déraisonnable, Maggie s'était fait un peu plus d'argent cette semaine-ci, elle avait prit l'habitude de ne manger que lorsqu'il était vraiment nécessaire, aussi ses dépenses en nourriture n'était pas énormes. Cela se ressentait sur son physique, toujours plus mince que lorsqu'elle était adolescente, mais c'était à présent son corps de femme et son outil de travail, et les clients n'aimaient généralement pas avoir à caresser de formes trop importantes. Miss Howard se moquait d'être plus mince que la plupart de ses collègues, en plus de ses traits faciaux typiquement anglais, cela lui donnait une différence et un atout de plus. La jeune femme aimait miser sur la différence, toujours se montrer originale et apprêtée, dans la limite du possible bien sûr mais c'était devenu pour elle un certain plaisir : elle prenait soin d'elle en s'embellissant. Mais malheureusement pour elle cela avait un prix.
Lorsqu'elle s'était permise d'acheter son précieux tissu, elle s'était aussi promise de ne plus en racheter du mois. Mais en passant une énième fois devant les vitres poussiéreuses de l'épicerie, la jeune femme était entrée pour admirer le reste. Quelle ne fut pas surprise d'avoir un coup de coeur pour une autre pièce fut une chose, mais être prête à mettre son entier salaire de la semaine dessus en était une autre. Lentement, la fille de joie calculait dans sa tête. Avec le petit pourboire laissé la veille, elle aurait de quoi se racheter de la farine pour la semaine. Il lui restait quelques légumes achetés récemment, mais elle n'avait plus d'oeuf ni lait depuis deux jours déjà, et en achetant la pièce qu'elle avait sous les yeux, elle ne pourrait s'en payer avant quelques temps. Le choix était fait : il aurait été complètement déraisonnable d'acheter ce tissu, aussi brillant et magnifique que coûteux. Maggie eut néanmoins une idée, qu'elle mit rapidement en pratique.

_Miss Dickens, j'aimerais prendre quelques inchs (=centimètres) de ce tissu s'il vous plaît..
_Bien sûr, c'est un très bon choix, le plus cher de l'épicerie pour sûr!
_Oui, c'est pourquoi je ne peux me permettre de l'acheter pour me faire une robe en entier, à la place j'en mettrais quelques morceaux aux manches de ma future parure rouge.

Une petite demi-heure plus tard, Maggie savait exactement à quoi sa future robe allait ressembler! Certes, le tissu blanc ne servirait qu'à coudre le bout des manches, mais il lui avait coûter plus cher que tout le tissu rouge acheté la semaine passée. En marchant au travers des rues poussiéreuses de la ville, la jeune femme se souvint qu'elle devait passer chez le doc pour récupérer quelques infusions. Ces dernières étaient semble-t-il toutes nouvelles, et elles étaient censées aider les personnes à avoir plus d'énergie un peu à la manière d'un bon café noir en versions plantes. Maggie avait souvent quelque mal à aller jusqu'à la fin de sa journée, il arrivait qu'en pleine après-midi elle dusse faire une sieste pour se revigorer un peu. Le doc lui avait donc conseiller cela avant de s'alarmer vraiment.
Le précieux tissu blanc serré dans ses mains contre son abdomen; miss Howard avait le sourire aux lèvres, et s'arrêtait de temps en temps pour saluer quelqu'un. Elle venait de dire adieu à la viande qu'elle voulait s'acheter pour le week-end prochain, mais au moins elle était sûre d'occuper ses longues soirées de solitude à coudre dans son appartement. Bientôt elle arriva chez le doc, qui semblait bien inquiet. Une étrangère ayant une forte fièvre, rien de bien nouveau mais assez préoccupant vu l'état de la nouvelle venue. Le doc convia Maggie de l'attendre quelques minutes dans le couloir, pendant qu'il va les chercher à l'autre bout du cabinet.
Maggie faisait donc les cents pas, rêveuse et les yeux dans le vague, lorsqu'elle entendit gémir. Un petit cri étouffé de douleur, quelque chose qui aurait froissé le coeur de n'importe quel bandit de cette ville ! L'attention de la jeune femme se détourna vers une porte en bois brut, entre ouverte. Derrière se trouvait probablement la femme venant de nul part. En son fort intérieur, Maggie pria pour qu'elle ne soit pas contaminée -elle était sujette à de fortes fièvres régulières - mais ne put s'empêcher de poser un oeil à l'intérieur de la pièce. Deux personnes semblaient autour du lit, un homme et une femme. Cette dernière serrait une main frêle et pâle, comme si le fait de la tenir permettait à la malade de rester en vie. Maggie ne faisait pas de bruit, et continua sa description. Elle se sentait un peu honteuse, et allait rebrousser chemin lorsqu'elle posa les yeux sur une robe posée à la va vite sur une table en bois à l'autre côté de la pièce. Un robe de cette qualité devait appartenir à une grande dame! Une bourgeoise en voyage qui n'avait trouvé autre ville que Saint Elmo pour se guérir. Maggie fixait la dame assise aux côtés de celle qu'elle supposait être sa maîtresse, et eut un mouvement de recul. Sa main. Sa main.

Maggie fut propulsée dix ans en arrière.
_Abigail, tu ne peux pas partir, Abby ne pars pas...
La dite-Abigail s'accroupit, les yeux aussi mouillés que ceux de sa cadette de 2 ans.
_Jamais je ne te laisserai tomber, jamais. Maggie tu es tout pour moi, tu le sais. Je reviendrais, et toutes les deux nous ouvriront notre boutique et nous habiterons un palais! La vie sera merveilleuse ma petite Maggie. Mais pour ça il faut que je m'en aille.
Maggie ne put s'empêcher d'éclater en sanglots, son corps secoué par des spasmes d'émotion. Son aînée la prit dans ses bras, versant elle aussi autant de larmes qu'il était possible de contenir dans un corps humain. Lorsque l'étreinte cessa, Abigail sortit de sa poche un petit écrin contenant deux bagues.
_Maggie, ces bijoux représenteront ce qui nous unit. Glisse le sur ton doigt, et à chaque fois que tu seras triste, regarde le. Il te rappellera tout l'amour que j'ai pour toi et que mes promesses, je les tient. Je garderai ma bague jusqu'au jour où je viendrais te chercher, et ce jour là, ce sera le début d'une nouvelle vie. Nos bagues représentent une nouvelle vie, où nous serons heureuses et à nouveau ensemble.
L'une comme l'autre glissèrent leur bijou sur leur doigt, scellant ainsi leur futur.


Maggie recula franchement à présent, plongeant sa main dans sa poitrine. Depuis quelques temps elle avait glissé son anneau sur une chaîne qu'elle portait au cou, la bague étant beaucoup trop grande, elle la perdait sans arrêt.
Ses doigts fins s'accrochèrent au bijou et le sortirent de sa cachette, laissant à la jeune femme tout le loisir de le contempler. Pour la millième fois. Un anneau d'argent, très fin, orné de petites feuilles précieuses et délicates. Maggie avait toujours associé chaque feuille à une saison particulière, un symbole du temps qui passe, avec tout l'espoir et le bonheur futur qu'il représentait. Se pourrait-il que ... Non. Impossible, elle s'était trompée. Néanmoins elle prit son courage à deux mains et entra dans la pièce sans crier gare. L'homme s'était avancé, l'empêchant de faire un pas de plus, et la dame assise près de la malade s'était levée. D'instinct Maggie fixa le visage de la femme allitée, mais il était couvert de linge mouillé, il aurait pu s'agir de n'importe qui. Miss Howard ne prit pas le temps de se présenter, son rythme cardiaque n'allait pas lui permettre de perdre trop de temps. Aussi et malgré les dix répétitions des "Qui êtes vous ?" incessants, Maggie contourna la femme et vint se poster près de la main qu'elle tenait encore entre les siennes. Maggie montra l'anneau du regard, mais tout ce qu'elle eut pour réponse était un regard interloqué. D'une voix frêle et faible, mais déterminée, Maggie demanda:
_Cet anneau, d'où vient-il ?
La femme fronça les sourcils, échangeant un regard curieux avec l'homme qui avait renoncé à faire sortir Maggie de là.
_C'est une histoire de famille, Madame dit toujours qu'elle doit retrouver quelqu'un. Excusez-moi mais, qui êtes-vous ?

Avez-vous déjà reçu un coup de marteau sur la tête ? Maggie se sentait comme si on venait de lui en asséner un sur la tête, désarticulant sa boîte crânienne et lui obligeant à fermer les yeux. Ceux-ci justement, à demi-clos, commençaient à se remplir de larmes. Son corps entier aurait pleurer s'il en avait eu les capacités, au lieu de cela il obligea Maggie à se courber, une main posée sur ses lèvres. Elle allait vomir. Elle avait envie de dormir. Pouvait-elle hurler ? Sa vision -à présent trouble- se posa sur "Madame". La femme à qui elle venait de parler devait avoir comprit quelque chose, puisqu'elle s'écarta et invita Maggie à s'asseoir près de la malade. Mais Maggie ne put s'asseoir, elle se courbait seulement au dessus du lit, sa main toujours pressée sur ses lèvres, puis de l'autre allait doucement enlever les linges froids de la tête de... de sa tête... de ..
Son estomac fit un soubresaut terrible, miss Howard fit un effort terrible pour ne rien rendre. C'était elle, c'était bien elle. Son teint crayeux et sa sueur ne lui permettait même pas de douter, elle aurait pu la reconnaître sans qu'elle ne porta sa bague. Maggie posa instinctivement sa main sur la joue chaude de sa soeur et chuchota, entre deux sanglots douloureux et étouffés.

_Abigail..Abby réveille-toi...mon dieu Abigail, c'est Maggie je suis là...Abig... Abigail ??

Abigail souleva ses yeux péniblement, et Maggie aurait juré voir une lueur spéciale dans ses yeux. L'effet de la fièvre était trop pressant, il était sûrement impossible pour Abigail de la reconnaitre. Et pourtant, dans un souffle, Abigail prononça la première syllabe du prénom de sa cadette. C'en fut trop, Maggie éclata ..d'une manière douloureuse et poignante, serrant à son tour la main d'Abigail. Cette dernière replongea dans son sommeil, laissant Maggie dans un état déplorable.

Que s'était-il passé ensuite ? Maggie elle-même n'arrivait pas à se prononcer, toujours est-il que c'est arrivé. Voyant sa soeur refermer les yeux, Maggie fut prise d'un chagrin sans limite. Son estomac se rappela à elle, et cette fois-ci elle dut quitter la pièce en courant pour rendre son maigre petit-déjeuner dans les jardinières décorant l'extérieur du cabinet. La jeune femme vomit, rendit tout ce qu'elle avait dans le ventre, sa teinte virant progressivement au blanc translucide. A bout de force, elle se mit contre le mur extérieur du cabinet, appuyant sa tête douloureuse dessus. Elle ferma les yeux, tentant tant bien que mal de calmer ses spasmes, ses larmes, ses sanglots, la douleur dans son ventre, son rythme cardiaque et sa respiration rapide. Beaucoup trop pour elle à ce moment là. Son tissu blanc avait atterrit dans la jardinière, il était fichu.
Elle mit quelques minutes à reprendre son calme, ses souvenirs remontant à la surface avec une rapidité déconcertante. Le docteur ne tarda pas à apprendre les faits, et à lui rapporter de quoi prendre des forces. Maggie absorba rapidement ce qu'il lui donna et demanda à re-rentrer dans la chambre.
Lorsqu'elle remit les pieds dans la pièce, tout le monde était partit. Elle se retrouvait seule, désemparée et sans même savoir si Abigail allait s'en sortir. Manque de sommeil, manque de vrais repas.. sa tête tourna et ses yeux se firent lourds. Maggie colla la chaise au lit, se posa dessus et encadrait la main de sa soeur des siennes. Elle posa ensuite la tête sur le lit et ferma les yeux. De chaudes larmes continuèrent de couler jusqu'à ce qu'elle sente le sommeil l'envahir. Comme c'était bon, comme c'était réconfortant.

Et Maggie s'endormit, près de sa soeur, tout contre sa main. Elle sombra, et fut heureuse en ce tout petit instant.

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