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 L'ennemi de mon ennemi est mon ami (PV Jessie Johns)

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MessageSujet: L'ennemi de mon ennemi est mon ami (PV Jessie Johns)   Sam 8 Oct - 14:08

Shayera soupira.
Un soupir qui s’évanouissait dans le voile de silence s’étant posé sur la modeste prison de Saint-Elmo. Elle se sentait sale ne s’étant pas lavée depuis…longtemps et une pellicule de sueur maculait sa peau dû à la chaleur torride régnant sur les lieux. La jeune femme se remémorait, durant les premiers jours de sa captivité, sa profonde hargne envers sa situation, sa frustration…elle s’était sentie comme un vulgaire animal en cage qu’on aurait abandonné à sa pénible condition. Elle avait espéré que les siens viendraient à son secours ou tenteraient de lui faire un signe. Rien. Elle avait beau hurler sa liberté comme le loup chante à sa lune, seul l’écho de solitude de la prison lui répondait. Elle s’était donc résignée à laisser le temps s’écouler, cessant de compter toutes ces lunes où elle était cloîtrée entre quatre murs. La jeune indienne avait même pensé à s’attaquer à ses geôliers…mais qu’aurait-elle fait par la suite dans un village où elle était en minorité? Sans monture en plus…Ils l’auraient abattue. Sans hésitation. Que valait sa vie contre la sécurité des tous ces gens que promettait celui qui veillait sur ce village?
Shayera soupira. Encore une fois.
Il fallait qu’elle garde la tête froide. Elle devait agir comme la véritable fille d’un chef. Garder la tête froide.
Garder la tê…

-Elle est là Shériff, marmonna George dans sa barbe d’une voix où la jeune femme y décelait encore une pointe de pure rancune pour l’avoir mordu.

Shayera se terra la pénombre que lui offrait un coin de sa prison, prête à bondir comme un chat si son geôlier osait franchir le pas de sa cage. Un rai de lumière chimérique de mère Lune vint éclaire la silhouette des deux hommes qui s’affairaient à ouvrir la porte de sa cellule. Un bref tintement de clés. Un plancher qui grince. Une porte qui s’ouvre. Une nouvelle ardeur naquît au fond de Shayera. Si ce devait être son dernier combat, elle devrait le remporter comme une digne combattante afin de conserver son honneur.

-Apla-Chit-Kit, souffla l’amérindienne en direction des hommes.

-C’est une vraie furie qui n’hésitera pas une seconde à bondir sur vous lorsque vous aurez le dos tourné. Une folle encore plus folle que les femmes de ce village, selon moi. On a bien tenté de la raisonner mais…il n’y avait plus rien à faire. C’est un cas perdu Shériff, c’est moi qui vous le dis !

L’amérindienne plissa les yeux comme si cela pouvait l’aider à se concentrer sur le sens des mots que venaient de prononcer George de sa voix grasse. Elle saisissait certaines subtilités pour avoir appris le langage des blancs par un pauvre prisonnier de guerre qu’avait gardé son père quelques années auparavant…

- Alors, que voulez-vous faire d’elle ?

Shayera observa consciencieusement cet homme que son geôlier désignait comme son supérieur en l’interpellant par cet étrange mot ‘Shériff’. Un regard droit, un visage marqué par l’expérience, un froncement de sourcils qui en disait tout…Elle se sentait en confiance. Si elle devait mourir, ce serait par les mains de cet homme…parce qu’elle quitterait ce monde dans la dignité et dans le respect. Ça, elle en était certaine.
La jeune femme se releva lentement pour être à la même hauteur que ce ‘Shériff’ tout en soutenant son regard d’acier. Elle pointa légèrement le menton vers le haut, en signe de défiance. S’ils avaient quelque chose à lui dire alors qu’elle était aussi paisible que le vent caressant la ville endormie de Saint-Elmo, c’était maintenant ou jamais.

-Que…que voulez-vous? s’hasarda Shayera s’adressant pour la première fois à eux dans leur langage.

Un mot pouvait-il tout changer?
Un mot pouvait-il être la clé?
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MessageSujet: Re: L'ennemi de mon ennemi est mon ami (PV Jessie Johns)   Mar 11 Oct - 16:17

Il y avait des jours avec et des jours sans. Vous savez de ces jours où le temps vous file entre les doigts, où vous avez l'impression de ne rien pouvoir faire et pourtant d'être accaparé chaque seconde, de faire trente mille chose à la fois... C'est bon ? Vous voyez de quoi je veux causer ? Bon, alors c'est que vous êtes à même de cerner le ressenti de notre bon shérif à l'instant de cette entrevue.
Oui, notre cher Jones est loin d'être ce genre d'homme qui reste derrière son bureau à compter les ballots de poussières poussés par le vent, non, en tant que Shérif, un certain nombre de choses lui incombent et il fit son possible pour les faire lui-même ou alors avec son adjoint, ce faisant, il laisse aussi de temps à autres le vieux Georges lui filer un coup de main. Vétéran de la guerre civile, ancien mineur en Californie, il était autrefois désespéré de voir Saint Elmo devenir une ville pourrie. Lorsque Jessie reprit le flambeau, il était le premier a avoir proposé un coup de main.

Et depuis, il donnait souvent un coup de balai dans la prison, préparait la soupe pour le shérif et les détenus et faisait un brin d'intendance. Ce qui était très apprécié de Jessie Johns qui faisait son possible pour le dédommager et le considérer comme un membre de son équipe. Cela laissait le temps de patrouiller en ville, de discuter avec les habitants pour savoir ce qui n'allait pas ou encore de chevaucher autour de la ville pour se rendre compte des flux de population ainsi que la justice courante comme les amendes à ceux qui faisait un peu trop d'ennuis et rendre visite aux fermes et concessions éloignées pour voir si tout allait bien.

Mais cette fois-ci, il y avait des choses à faire en prison. Visiblement, on avait apporté une indienne suite à une tentative de raid la nuit dernière qui avait été heureusement contrée par les fermiers. Mais plutôt que de faire justice eux-même (encore que la fusillade avait vidée quelques griefs), ils avaient décidés d'apporter la jeune femme en prison, car si ils l'avaient pendus eux-même, ils auraient aussitôt fini pendus avec elle. La loi et le châtiment à Saint-Elmo, c'était lui.

Il entra dans les cellules pour aller jusqu'à celle de l'Indienne avant de congédier Georges d'un regard en lui tendant son revolver. Le signal était clair : attends-moi dans le couloir. Il tira ensuite le banc pour le placer devant les barreaux et s'asseoir face à la jeune femme qu'il détailla du regard, silencieusement. Ces yeux se posèrent tour à tour sur ces courbes, ces vêtements, les marques sur son visage, sur son corps, des trucs magiques d’après les racontars, en tout cas, c'était pas banals. Encore que sur le front, il avait bien vu des frappés se faire des marquages à la cendre pour se donner du courage et éviter de prendre une balle de nuit. Ouaip, sûrement un truc culturel comme disaient les officiers.

Il laissa encore quelques secondes passer afin de laisser le temps à l'observation avant de river ces yeux dans les siens, à la même hauteur.


-"C'est plutôt à moi de vous poser cette question. Ce sont les gens de votre tribu qui se sont attaqués aux fermiers. Vous avez eut de la chance qu'ils ne fassent pas justice eux-même. A la place, ils vous ont amenés ici."

Il laissa quelques secondes planer comme pour donner la mesure de la dimension de la pièce.

-"Je suis le Shérif Jones, et je suis chargé de faire régner la loi dans cette ville. Vous avez attaqués des citoyens, je vais devoir prendre une décision quand à la meilleure manière de vous punir. N'y voyez aucune haine envers vous, après tout, j'ai déjà tué des blancs, des noirs, des asiats, des Irlandais et même des Français. Jamais d'Indiens. Donnez-moi une raison pour que cela ne change pas..."

Le ton était froid, égal, il ne cherchait nullement à être son ami ou son ennemi juste en apprendre le plus possible pour rendre ensuite la sentence adéquat. Elle partait cependant avec un avantage : elle ne faisait pas partie des gens de cette ville qui avait laissés pourrir le coin avant qu'il n'arrive, elle n'était donc pas considéré comme une opportuniste délictueuse.
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